Ce qui détermine la durée
Ce n'est pas l'intensité de ce que vous ressentez, c'est l'ancienneté. Une difficulté installée depuis trois mois ne se traite pas comme une situation qui dure depuis huit ans et qui a eu le temps de s'enraciner dans toute une vie de famille.
- Un blocage récent et bien situé dans le temps : les premiers effets se remarquent souvent en quelques jours.
- Une situation installée depuis un ou deux ans : il faut compter plusieurs semaines, avec des paliers.
- Un mal ancien, transmis ou repris de génération en génération : c'est un suivi long, annoncé comme tel dès le départ.
Ce qui bouge en premier
Les changements ne commencent presque jamais par le point qui vous préoccupe le plus. Ils commencent par des choses plus petites, souvent remarquées après coup.
- Le sommeil, qui redevient continu avant tout le reste.
- L'ambiance de la maison, moins tendue sans qu'on sache dire pourquoi.
- Une lassitude qui se lève, l'impression de pouvoir de nouveau entreprendre quelque chose.
- Une démarche qui aboutit enfin, alors qu'elle traînait depuis des mois.
Les paliers, et les rechutes apparentes
Un travail long ne progresse pas en ligne droite. Il est fréquent qu'une bonne période soit suivie d'un retour en arrière de quelques jours, et cela n'annule pas ce qui a été fait. C'est la raison pour laquelle un point régulier est prévu : il permet de distinguer un palier normal d'un travail qui ne prend pas.
Pourquoi une date précise doit vous alerter
« Il reviendra le 14 », « ce sera réglé dans dix jours » : ces formules rassurent, et c'est exactement leur fonction. Personne ne peut fixer à l'avance le jour où une situation humaine se dénoue. Ce qui peut être annoncé, c'est une durée probable, un rythme, et un rendez-vous pour faire le point.
S'il n'y a aucun mouvement au terme annoncé, cela se dit franchement. Prolonger indéfiniment un travail qui ne donne rien n'est pas un suivi, c'est un abonnement.